Salon de l’auto : les entreprises et talents français à l’honneur

Dans le paysage automobile, il n’y a pas que les constructeurs japonais et les start-ups américaines qui comptent : pays d’innovation et d’idées, de géants cotés en bourse comme de petites entreprises, la France aussi a du talent, comme l’a démontré l’émission French Talents Viadeo spéciale Salon de l’auto. Les opportunités tournent autour de l’électrique, de l’automatisation et de l’autopartage.

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LE salon de l’électrique

On en entend parler depuis quelques années, mais cette fois c’est officiel : l’électrique va devenir incontournable ! Christian Ledoux, directeur du service mobilité de Renault, note l’importance des ventes : « Globalement, au niveau de l’Alliance, nous avons vendu plus de 500 000 véhicules électriques, ce qui fait de nous le leader mondial. » De son côté, Arnaud Ribault, directeur marketing et vente de DS Automobile, annonce que « Chez nous, dans la nouvelle génération de véhicules, tous sont électrifiés. Le DS 3 Crossback est un full électrique, à retrouver dans les concessions fin 2019, présenté en même temps que le diesel et l’essence. Nous ne faisons pas de compromis : si un client choisit l’électrique, il aura la même voiture et les mêmes performances que l’essence. »

 

Cela dit, un parc automobile entièrement électrique, ce n’est pas pour tout de suite, comme le remarque Arnaud Ribault : « La bascule va prendre un peu de temps, mais nous pensons que d’ici 2025, 35 % des véhicules que nous vendrons à travers le monde seront soit électriques soit hybrides, et à partir de 2025, nos nouvelles voitures seront exclusivement hybrides ou électriques. » Alexandre Parot, PDG du Groupe Parot, confirme : « L’électrique est sans doute l’énergie du futur, mais pour le moment, il y a encore beaucoup de développement à faire et il y aura une transition passant par les hybrides. Le tout sous réserve que les pays donnent les moyens aux usagers de pouvoir recharger leur voiture ! »

 

En effet, l’une des inquiétudes des conducteurs qui hésitent à passer à l’électrique concerne l’autonomie. Mais Christian Ledoux les rassure : « Nous travaillons pour l’étendre. Aujourd’hui, nous couvrons déjà l’essentiel des besoins, car les trajets longs sont au final assez rares. L’aller-retour Paris-Deauville dans le weekend va être possible. Ca l’est déjà aujourd’hui avec des ZOE à 400 kilomètres. » Et les progrès en la matière sont fulgurants, démontre Arnaud Ribault avec les performances de l’un de ses modèles : « notre nouvelle voiture de compétition, qui va faire le championnat du monde de formule E, a assez d’autonomie pour faire 45 minutes de course avec une seule batterie, alors que sur la saison précédente, il fallait changer de voiture en cours de course. On voit donc à quelle vitesse la technologie évolue. »

 

Le marché des VTC (Véhicules de tourisme avec chauffeur) s’y met aussi avec Marcel, qui vise à introduire un maximum d’électricité dans la mobilité. « Dans le cadre de notre partenariat avec Renault, nous avons développé une offre 100 % électrique qui est forcément très vertueuse pour l’environnement », explique Bertrand Altmayer, président.

 

Connectée et autonome : la voiture du future

La voiture de demain se conduira-t-elle toute seule ? Arnaud Ribault répond que « la voiture d’aujourd’hui est déjà semi-autonome. Elle peut ralentir toute seule, s’arrêter toute seule, redémarrer toute seule en conservant sa position dans la file… » De là à ce qu’elle puisse totalement se passer de conducteur, il n’y a qu’un pas !

 

De son côté, Renault a profité du salon pour présenter un nouveau concept, EZ-Pro, partant du constat que l’accès aux centres-villes est de moins en moins possible pour les véhicules utilitaires. « Avec notre leader pod, le chauffeur-livreur ne conduit plus, il devient concierge à son poste de travail. Tous les véhicules sont autonomes et peuvent amener avec eux jusqu’à quatre robot pods, eux aussi autonomes, reliés entre eux et connectés à la ville, qui peuvent venir livrer directement », présente Louis Morasse, responsable du design des véhicules chez Renault.

 

Partage et nouveaux modes de consommation

OuiCar travaille à simplifier son service en permettant au propriétaire qui loue son véhicule de ne plus avoir à être présent pour donner les clés à l’utilisateur, Marcel a actuellement une centaine de véhicules dans Paris et vise une flotte de 500 d’ici la fin du premier trimestre 2019… Economiques, écologiques et citoyennes, toutes ces initiatives se développent grâce à l’esprit d’entreprenariat de quelques uns. Mais les géants s’adaptent eux aussi.

 

Ainsi, les enjeux environnementaux touchent jusqu’aux pneus, comme le prouve Michelin avec ses tentatives de combattre les changements trop fréquents. « Si les propriétaires de voitures démontaient tous leurs pneus lorsqu’ils atteignent les 1,6 millimètres de profondeur recommandés, au lieu de 3 millimètres comme c’est le cas en moyenne, on économiserait 128 millions de pneus en Europe, et un coût pour les utilisateurs de 7 milliards d’euros par an environ. C’est à la fois un enjeu financier et environnemental, mais aussi de sécurité », souligne Cyrille Roget, directeur de la communication Innovation et Scientifique.

 

Le Groupe Parot s’est également adapté aux nouveaux modes de consommation en lançant Zanzicar, un site de vente en ligne de véhicules d’occasion qui fonctionne exactement comme tout site d’achat sur internet. L’acquéreur n’a besoin que de quelques clics pour acheter depuis son canapé, et sa voiture lui est livrée soit directement chez lui, soit dans un point relais. Le bonus : il a le choix entre l’achat comptant et la location avec option d’achat.

 

Le Top 5 des entreprises attractives dans le secteur automobile

Parmi les entreprises les mieux notées par leurs collaborateurs sur Viadeo, toutes présentent un point commun : elles sont particulièrement plébiscitées pour l’intérêt des projets et missions qu’elles proposent. Une constatation logique étant donné la mutation du secteur et l’évolution constante des technologies !

 

C’est Porsche qui occupe la première place du classement, avec d’excellentes notes en matière de salaire, de formation et développement des compétences, et d’espace de travail et équipements.

 

La médaille d’argent revient à Nissan West Europe et à ses efforts sur les avantages sociaux, la créativité/innovation et la responsabilité/autonomie. Suit Scania en France, qui favorise notamment l’implication des employés, la responsabilité/autonomie et propose des avantages sociaux intéressants.

 

Le Top 5 est complété par BMW (facilité d’accès, espace de travail et équipements, vision/stratégie, implication des employés, valeur et culture) et Renault Sovab (communication interne, esprit d’équipe, valeur et culture, facilité d’accès, atteinte des objectifs de l’entreprise, ambiance de travail).

Séverine Dégallaix

L'émission French Talents spéciale Salon de l'Auto :