Selon une étude, comment fonctionne un cabinet de recrutement

samedi 10 octobre 2009
Jean-Luc MARTIAL
Leader en temps partagé
BORDEAUX, France
Pour ceux qui n’ont pas eu connaissance d’une étude menée par La société OASYS auprès de 80 cabinets de recrutements représentant environ 1700 consultants spécialisés, je vous propose de vous en retranscrire l’essentiel qui servira aussi bien pour les personnes en recherche de poste que pour les cabinets de recrutements qui pourront juger si cette étude correspond à leurs pratiques.

Moyenne d’âge des consultants : 49 ans et disposent d’une expérience moyenne dans le recrutement de 16 ans.

L’expérience et la personnalité sont les deux premiers critères ou les consultants sont les plus exigeants.

40% des consultants déclarent rechercher un « clone » de la personne qui occupait précédemment le poste dans le but de rassurer le client.

Pour 80% des consultants , les chômeurs de plus de 1 an font l’objet d’un préjugé défavorable.

L’approche directe et le réseau sont les deux méthodes utilisées majoritairement par les consultants.

Les candidatures spontanées n’interviennent que dans 1 cas sur 3

Selon les critères formulés par le client, l’expérience est le critère le mois négociable par le consultant.

L’âge est à 70% un critère de discrimination.

L’âge critique, 30% des consultants disent qu’il est entre 45 et 49 ANS et 70% affirment que c’est à partir de 50 ans ( ayant 48 ans, il faut me dépêcher avant de basculer dans les 70% lol )

30% des consultants disent présenter un candidat de plus de 45 ans dans plus
de 5 missions sur 10.

Même si environ 70% affirment utiliser l’analyse graphologique, d’après les
consultants interrogés, cette pratique tend à diminuer et n’est utilisée qu’à la demande du client.

Les tests utilisés sont, à une très forte majorité, des tests de personnalité.
55% affirment ne jamais refuser un candidat en raison des résultats du test,
« ce n’est qu’une aide à la décision »

Dans 66% des cas, un contrôle des références est réalisé par les cabinets.

Le Syntec en recrutement stipule que le contrôle de références doit être fait
auprès de celles données par le candidat, seuls 82% affirment le respecter.

Relations commerciales ou professionnelles obligent, les consultants suivent de près la période d’intégration mais regrettent fortement l’absence spontanée de retour de leurs candidats.

Concernant la lettre de motivation 69% des interrogés n’ont pas d’opinion, estimant que la lettre de motivation n’est plus un critère déterminant.

_ Avec internet, la lettre de motivation a moins d’importance et elle est considérée comme « trop souvent standard ».

79% des consultants sont défavorables au CV anonyme.

90 % des consultants interrogés préfèrent un CV présenté anti chronologiquement

80 % préfèrent une candidature envoyée par mail, dont 45% avec la lettre de
motivation en pièce jointe

A la question ouverte « selon vous , quelles sont les raisons pour lesquelles un candidat qui correspondait le mieux à la demande du client, n’a pas été retenu? », la majorité a répondu, « c’est une question de fit », « d’atomes crochus », « ce n’est pas le savoir faire mais le savoir être qui l’emporte

Evolutions constatées dans le domaine du recrutement

_ Internet s’est imposé en tant qu’outil/média - Phénomène de « Web
Tracking », les candidats « arrosent » le marché et ne souviennent parfois plus
qu’ils ont adressé leur CV.

Internet suppose un renforcement de l’organisation et des méthodes des
cabinets (professionnalisation des cabinets)

_ Développement de l’approche réseau par les candidats
_ Pénurie de certains candidats
_ Tendance à davantage d’ouverture sur les critères âge et origines
_ Primauté de la personnalité des candidats – intelligence émotionnelle…
_ « Concurrence » plus forte des recruteurs internes (entreprises)
_ Tendance baissière des tarifs
_ Développement des success-fees



Mesdames, Messieurs les professionnels du recrutement je vous laisse réagir à cette étude.

Mesdames, Messieurs les candidats à un pose vous avez une meilleure idée sur ce qui peut séduire ou pas un cabinet.
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trouve trouvent cette discussion intéressante
lundi 12 octobre 2009
Bruno Callens
Gérant, NOVATEM Conseils et Formations
Lille, France
J'ai oublié de dire...

A travers l'étude à laquelle vous faites allusion, on a un excellent résumé des tares françaises...
lundi 12 octobre 2009
Bruno Callens
Gérant, NOVATEM Conseils et Formations
Lille, France
Bonjour,

Je vous cite...

"Même si environ 70% affirment utiliser l’analyse graphologique, d’après les consultants interrogés, cette pratique tend à diminuer et n’est utilisée qu’à la demande du client."

Cela en dit long sur les "consultants" et les employeurs...

Pourquoi pas l'astrologie pendant qu'on y est ou le marc de café ?

Et d'ailleurs, à mon sens, cette pratique est illégale au regard du 3ème alinéa de l'article L 1221-8 du (nouveau) code du travail.