Adapter son volume de pulvérisation au volume foliaire de la vigne

jeudi 20 janvier 2011
Serge NICOLLE
Gérant, Fondateur, E.RE.C.A
Lyon, France
Les traitements phytosanitaires efficaces sont beaucoup critiqués à cause des impacts sur la pollution des terres et des cours d’eau lorsque des surdosages accidentels sont réalisés.

Le surdosage peut résulter de plusieurs facteurs :
Bouchage de buses avec une utilisation d’un DPA,
Dérèglement du pulvérisateur entraînant des déséquilibres entre les différents tronçons,
Inadaptation du volume de pulvérisation avec le stade végétatif de la vigne à traiter.
Conditions météo inadaptées au traitement

*) Bouchage de buses avec une utilisation d’un DPA,
Le bouchage de buses est assez difficile à détecter durant un traitement ; en effet, la plupart des DPA vont compenser sur les buses non bouchées la perte de débit entraînée par les buses bouchées. Cela permet de maintenir le débit demandé, mais cela a comme conséquence très néfaste sur le traitement de provoquer à la fois un sur dosage (zones traitées par les buses non bouchées) et un sous dosage (zones non traitées par les buses bouchées).
Une solution pour détecter cette anomalie est de désactiver le DPA et de mesurer les débits dans chacun des tronçons. Un affichage des débits en temps réel permet vite de détecter les déséquilibres et les bouchages de buses.

*) Dérèglement du pulvérisateur entraînant des déséquilibres entre les différents tronçons,
De la même façon, l’utilisation d’un système embarqué mesurant et affichant en temps réel les débits sur chaque tronçon permet très vite de vérifier le bon équilibre du pulvérisateur et éventuellement de le corriger en cas d’anomalie.

*) Inadaptation du volume de pulvérisation avec le stade végétatif de la vigne à traiter.
L’inadaptation du volume de pulvérisation avec le stade végétatif de la vigne est une des principales sources de pollution accidentelle. Des études menées dans le cadre du projet européen Life aware ( www.lifeaware.org ) ont montré que jusqu’à 50% de la pulvérisation pouvait arriver à terre ou partir dans l’air en début de saison dû principalement à la faible densité foliaire. Il est donc primordial de régler très souvent, et avec précision, son pulvérisateur en fonction de cette densité.
Là encore, l’utilisation d’un système embarqué mesurant et affichant en temps réel les débits sur chaque tronçon rend cette opération très simple et très rapide. Outre « l’éco-geste » ainsi réalisé, cette adaptation permet de substantiels gains financiers sur la consommation de produits phytosanitaires.
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*) Les mesures météo
Les mesures météo globales sur un site ne peuvent pas refléter les conditions mêmes de la parcelle qui peuvent être très différentes selon la localisation (vallons, talweg, coteaux etc…) . Elles ne sont donc pas une référence sûre. La connaissance des conditions météorologiques (vent, température et humidité) avant et pendant l’application, sur la parcelle même, peuvent seules garantir l’adéquation des traitements tant qualitativement que réglementairement.

La société TIXAD ( www.tixad.eu ) a conçu un système embarqué qui permet ces opérations de réglage des pulvérisateurs et de mesure météo embarquée. A cela, est aussi associée une géolocalisation en temps réel de la pulvérisation et une mesure précise des conditions climatiques. Ainsi, avec l’outil Tixad, l’agriculteur peut facilement régler son pulvérisateur avant son opération de traitement, et après le traitement, il peut analyser ses résultats pour valider la qualité et éventuellement détecter au plus tôt des anomalies, pour ensuite les corriger.
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