L'ECOLE DU BON DIEU

samedi 14 décembre 2013
Pendant que je disais cette phrase, ma mère en dit une autre que je n’écoutai pas. Je n’en entendis que le dernier mot : « Bible ».

Qu’est-ce que la Bible venait faire là ? Tu me diras : qu’est-ce que l’école venait faire là, aussi ? Après tout, c’est le principe de la papote : quand un sujet est écumé, on enchaîne sur n’importe quel autre. Du reste, puisque j’ai déjà donné mon opinion sur l’école en d’autre occasion, laissons ici la religion entrer dans mon propos.

L’inconvénient majeur de la religion, c’est que, tous les dimanches matins, il fallait rester une heure bien sage et bien mignonne à côté des parents que écoutaient du blabla de grandes personnes.

A côté de ça, c’est déjà arrivé qu’on me dise un truc genre :

« T’as l’la chance, toi, qu’tes parents t’emmènent à la messe. Moi, mes parents, ils veulent pas m’y emmener parce qu’ils y croient pas. Alors, moi, j’connais rien, sur Dieu. »

Moi, j’avais pas l’impression d’y connaître grand-chose, même en allant à la messe tous les dimanches. Le blabla de la messe, je n’y entendais rien ; pour moi, c’était du petit nègre. Après, une fois que la messe était finie, nous ne reparlions pas de son contenu à la maison. Mes parents considéraient que chacun de nous doit être libre d’y puiser ce dont il a besoin. C’est Dieu qui choisit quelles paroles doivent entrer dans les oreilles d’un tel.

Quand même, moi, il y avait des fois où j’avais envie d’en savoir plus. A l’âge de six ou sept ans, quand j’avais commencé à savoir lire et écrire, j’avais voulu lire la Bible et Maman avait bien voulu me la confier. J’avais donc entrepris de la lire mais ça n’en restait pas moins de petit nègre. Chaque phrase appelait de nombreuses questions, tant sur la signification des mots, que sur le sens général et que sur l’interprétation subtile. Or, étant donné que la Bible renferme un très grand nombre de phrases, ma mère et ma grande sœur jugèrent préférable de me la confisquer sous prétexte que je posais trop de questions.

Par contre, à neuf ans, j’avais le droit d’aller au « catéchisme » pour recevoir un enseignement religieux. J’étais super contente ! J’y appris que « HLM » signifie « habitation à Loyer Modéré ». C’était toujours du petit nègre.

De retour à la maison, j’avais annoncé fièrement à ma mère ce que je venais d’apprendre. Elle en avait été mécontente et avait accusé ma prof de caté d’utiliser la religion pour faire passer un message politique. Elle en avait conclu que ce n’était plus la peine que je retournasse au catéchisme parce que je n’y recevrais jamais aucun enseignement religieux.

Moi, j’avais quand même voulu y retourner. Même si la prof de caté s’était un peu trompée de sujet de conversation, elle était gentille. Le catéchisme, c’était drôlement plus sympa que l’école et puis, quand je lui fis part du mécontentement de ma mère, elle argua que de parler de Dieu, ce n’est pas facile.

SEX AND DESTROY un nouveau son rock ?
1ère partie : DATE ET LIEU DE NAISSANCE
chapitre 2 : Le massacre d’Hérode

section 5 sur 10
http://lappeldelahordelivre.blogspot.com/2010/0...
1
trouve trouvent cette discussion intéressante
vendredi 10 janvier 2014
Frederic Aubourg
Technicien support niveau 2, Nobel Biocare
St ouen l'aumone, France
Il est vrai que parler de Dieu aux enfants c'est comme un casse tête qu'on tenterait de faire dans le noir. Des chances d'y parvenir, faibles mais surtout de grandes probabilités de ne pas y parvenir.
Alors pour ma part, comme il vaut mieux s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints, un jour qu'en vacances dans le Sud Ouest nous visitions une cathédrale et que ma fille me posait une question, j'avisai un curé (à moins que ce ne fut un prêtre mais peut être sont-ce deux mots pour la même chose) et laissai la petite s'entretenir avec lui.
"Dis monsieur, comment ça se fait que Jésus qu'il est mort et qu'après ils l'ont pas retrouvé dans sa tombe ? (sur le ton le plus sérieux du monde)
- Vois tu, c'est toute la question de la foi, c'est le miracle qui a fait la religion chrétienne.
- Oui mais si Jésus il est mort, il peux pas revivre.
- Non il vit au Paradis, et dans le coeur des chrétiens
- Mais c'est où le paradis ? "
Je laissai ma chère et tendre fille aux prises de becs avec ce brave homme. Au bout de longues minutes (pour lui je crois) nous partîmes continuer notre visite de la ville et je demandai au détour d'un chemin :
"- alors il a répondu à tes questions ?
- Tu sais papa, j'ai toujours pas compris comment Jésus il avait fait pour ressuciter".
Et là je me suis dit que si même un homme d'église ne parvenait pas à expliquer cela à une fillette de 8 ans, ce n'est pas moi qui y parviendrait :)
vendredi 10 janvier 2014
Il y a tout au moins une question à laquelle je peux vous répondre : il peut y avoir plusieurs prêtres dans une paroisse ; le curé en est le responsable.