Quand notre goût part en voyage! Les tendances alimentaires Automne/Hiver 2012.

jeudi 17 janvier 2013
Anne sophie Dumont
Planneuse stratégique, Agence Anis
Paris, France
Avant dernière partie de notre exploration des tendances de la saison. Et pour celle-ci accrochez vos ceintures car nous partons autour du monde pour un voyage culinaire…

En effet la mondialisation n’a pas seulement affectée nos usines et nos industries mais elle a directement influencé notre alimentation et fait évoluer nos papilles gustatives.
Alors que certains mets comme le burger, les sushis sont devenus des produits universels en passe d’être inscrits au patrimoine culinaire de tous les pays, le capital culinaire global va continuer à être chamboulé. En effet, les marchés émergeants exportent aujourd’hui fièrement leurs héritages gastronomiques nationaux.

Parmi ces cuisines émergentes, la cuisine péruvienne semble être celle dont on entendra parler en 2013…Pourquoi ?
- c’est une des plus vieilles cuisines du monde
- c’est la plus riche des cuisines, avec plus de 5000 plats à son actif
- le G8 des chefs cuisiniers a eu lieu au Pérou fin 2012
- des chefs péruviens qui font le tour des cuisines du monde comme Gaston Acurio
- des restaurants péruviens haut de gamme à la pointe de la tendance : le dernier en date étant le Mar à New-York

La mondialisation en cuisine c’est également des ingrédients stars ou miraculeux qui font le tour du monde en quelques mois et deviennent ensuite des basiques de la cuisine internationale.
Il y a quelques années nous avons ainsi pu observer l’explosion du thé vert qui est aujourd’hui devenu un basique dans nos cuisines.
Cette mondialisation a aussi d’autres conséquences ; prenons pour exemple l’explosion de la consommation de Quinoa qui peut uniquement être cultivé sur les hauts plateaux de la Bolivie. La valeur nutritionnelle de cette graine, riche en protéines et cultivée depuis plus de 7 000 ans sur les hauts plateaux andins, a été soulignée par les Nations unies, qui ont décrété 2013 "Année mondiale du quinoa". De ce fait, le pays ne peut aujourd’hui plus répondre à la demande de production mondiale. Des cultures expérimentales sont donc actuellement menées partout dans le monde, en Europe (en France notamment), en Asie, en Afrique et en Australie.

La liste des ingrédients venus d’ailleurs hier à la mode et aujourd’hui familiers de nos cuisines peut encore s’allonger : cranberrys, gojo, stevia, bœuf Kobé, wasabi…
La mondialisation de notre alimentation implique donc notre empreinte carbone, puisque nos goûts deviennent internationaux, les ingrédients doivent alors voyager pour arriver jusqu’à nous. Une tendance qui va à l’inverse de la tendance locavore évoquée ultérieurement (article cookbook 2) et nous confirme que définitivement nous sommes plein de paradoxes.

Vous l’aurez compris nos cuisines ont aujourd’hui un goût d’international…et ce n’est pas prêt de changer.

La semaine prochaine un nouveau mot d’ordre de notre alimentation sera mise à l’honneur : la praticité !
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