Quel traitement d’eau pour les piscines publiques ?

mercredi 21 avril 2010
Matthieu Kirchhoffer
Expert traitement d'eau - risques sanitaires, COFELY Services
Paris, France
Toutes les piscines ne sont pas traitées de la même manière. Alors comment choisir son traitement d’eau ? La réglementation sert de référence, elle impose que l’eau soit filtrée, désinfectée et désinfectante. Elle donne aussi les familles de produit utilisables.

Le choix du traitement DOIT être dicté par la qualité de l’eau d’appoint, en particulier le pH, le TH et le TAC et par la conception et l’usage du bassin, rapport surface profondeur, la température, l’agitation de l’eau (animations) et s’il est couvert ou découvert.

Par exemple si le pH de l’eau d’appoint est élevé on préférera le chlore gazeux qui n’augmente pas le pH et si la teneur en chlorure est élevée on choisira un acide sulfurique plutôt que chlorhydrique.

Ensuite la filtration selon ses caractéristiques ; vitesse de filtration, encombrement, finesse de filtration on choisira des filtre qui devront être accompagné de traitement comme la floculation qui améliore la finesse de filtration. On pourra aussi utiliser des hydroantracites en prenant soins de respecter la caractéristique du fabricant du filtre pour éviter des les ennuis.

Le stabilisant est un produit qui sert à ralentir la dissociation du chlore. Celle-ci est accélérée par la température, les rayons UV et l’agitation de l’eau il est donc recommander par exemple pour les bassins ludiques en extérieur.

D’autres produits et innovation technologiques arrivent sur le marché. Il est donc très important d’accompagner les bureaux d’études dans la rédaction de leur CCTP pour éviter que le traitement d’eau soit décidé sans aucuns arguments techniques.
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Virginie G. trouve trouvent cette discussion intéressante
mercredi 21 avril 2010
Nathalie Robin
Référente Technique du centre aquatique de Maisons Laffitte
Tremblay en france, France
mais se serait l'idéal si on pouvait avoir recours à tous ces procédés, je parle surtout du contrôle de l'alcalinité et de la maîtrise du taux de floculent , sauf qu'il ne faut pas oublier que la réglementation actuelle sur les eaux de baignades ne stipule rien de tout cela, alors je vous fais la réponse d'une personne dont le traitement d'eau n'est pas son boulot et qui a un pouvoir de décision : pourquoi dépenser de l'argent pour des process supplémentaires alors qu'on exige juste une filtration et une désinfection.
Les piscines actuellement en rénovation ou en construction ne font pas appel à toutes ces nouveautés (sauf le déchloraminateur car il se pose en sauveur), je pense que les bureaux d'études ne se risquent pas à proposer ces "nouvelles technologies" par peur , tout simplement de ne pas remporter le marché
Et de plus il y a le personnel, pendant des années et encore même maintenant traiter l'eau de piscine est un sous métier, et le personnel est non qualifié, certain s'emmêle déjà entre le chlore libre actif et le chlore libre, alors imaginer avec l'équilibre calco-carbonique.
jeudi 4 novembre 2010
Matthieu Kirchhoffer
Expert traitement d'eau - risques sanitaires, COFELY Services
Paris, France
Il s'agit de l'éternel débat entre l'investissement et l'exploitation...
Mais aujourd'hui les économies d'énérgies deviennent primordiales et de nouveaux paramètres sanitaires font leur apparition (chloramines, THM...)
optimiser son traitement d'eau peut très vite être amortis et même devenir rentable voir devenir une vitrine des économies d'énergie.
Il ne faut pas oublier que chaque litre d'eau utilisée pour laver des filtres ou diluer des taux de chloramines est un litre d'eau chauffée et traitée dont le coût au m3 dépasse parfois les 10 euros...