Comment rédiger son cahier des charges M2M ?

vendredi 26 juillet 2013
Il y a deux principales erreurs à éviter lors de la rédaction de son cahier des charges.
Par expérience, chacune génère des surcoûts et des délais parfois non négligeables, à la fois pour vous, mais aussi pour vos fournisseurs.

La première, qui est commune à tous les cahiers des charges, c'est de ne pas avoir assez approfondi l'étude fonctionnelle. L'idée est souvent attrayante, le principe validé, et souvent cela parait suffisant parce que chacun pense savoir clairement ce que la solution va faire et apporter.
Alors que quand on commence à formaliser tous les attendus de la solution, que l'on fait le tour de l'ensemble des parties prenantes, on s'aperçoit que certains besoins ou contraintes n'ont pas été prises en comptes, que certaines fonctionnalités sont insuffisamment définies, voire de l’existence de blocages qui n’avaient pas été identifiés.
Ainsi, sur un projet précédent, il a été nécessaire de reprendre plusieurs fois certains développements (hardware et software) parce que l'ensemble des parties prenantes n'avaient pas été sollicités préalablement et qu'elles apportaient, à juste titre, leur pierre à l'édifice du projet. Résultats, un surcoût significatif et des délais représentant plusieurs mois sur l’ensemble du projet.

La seconde, qui est, elle, plus spécifique au M2M, c'est d'oublier qu'un projet M2M est un projet multidisciplinaire, à la convergence de plusieurs métiers. Et donc d'oublier certains éléments, techniques ou non, simplement parce qu'ils font appel à des compétences éloignées du cœur de métier de l'entreprise.
Sur un autre projet, un industriel de l'électroménager développait une solution de communication M2M pour un de ses produits. Spécialistes de l'électroménager, et des certifications associées, ils n'ont pas suffisamment évalué l'importance et la difficulté de répondre aux contraintes de certification "télécoms", et ce, malgré les alertes remontées. Résultat, plus de 6 mois de retard sur le projet pour arriver à obtenir un produit répondant aux contraintes de certification, sans parler des surcoûts induits pour gérer, dans l’urgence, la résolution du problème en faisant appel à des laboratoires spécialisés.

Aujourd'hui notre expérience nous permet d'anticiper, si ce n'est d'éviter, bon nombre des écueils inhérents à un projet M2M.
Mais comme je l'indiquais plus haut, chaque métier, chaque produit apporte sa spécificité et je serais donc très intéressé pour partager avec vous expériences ou interrogations que vous pourriez avoir à ce sujet dans le cadre de vos projets M2M, présents ou futurs.
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Bruno de VATHAIRE , Eugène Alain GRAU , Yann Expert Toulouse Micro trouve trouvent cette discussion intéressante