Le loup déguisé en grand-mère

vendredi 8 avril 2011
Si la société met l’accent sur ces notions spatio-temporelles, c’est probablement sur un autre plan que nous pourrons la repousser hors des frontières de nos vies.

En théorie, nous possédons deux boucliers naturels pour nous protéger contre la société : la famille et les amis.

La tradition veut que pour fonder une famille, on doive passer devant Monsieur le Maire. C’est quoi, cette tradition à la mors-moi-le-nœud ? Est-ce à dire que la famille est mariée à la société ?

La famille est une notion instinctive dont l’objectif est de protéger les petits contre les prédateurs. Actuellement, les prédateurs qui rôdent autour de nos enfants se nomment assistantes sociales, éducateurs, psychologues… entre autres. Il n’est pas superflu, en l’occurrence, de se méfier aussi de la police, des médias, de la CAF…

Oui, bien sûr, de la CAF : la société a inventé l’argent pour nous acheter, pas pour nous aider. De toutes façons, le plus simple, c’est de se méfier de la société sous toutes ses formes ; quitte à être un peu trop protecteur, sachant que les enfants, en contrepartie, sont toujours un peu trop naïfs et confiants.

On ne protège jamais trop un enfant, à condition de le protéger effectivement d’un danger. Certains parents se laissent influencer par les conseils des psychologues, aident les « professionnels de l’éducation » à soumettre l’enfant aux intérêts de la société ; puis s’acharnent à le séparer de ses petits copains de jeu, croyant le protéger contre d’éventuels mauvaises fréquentations. Cette attitude, qui se veut protectrice, est tout à fait inadéquate puisque la famille et les amis sont, théoriquement, les deux boucliers naturels que nous possédons pour nous protéger du prédateur « société ».

Paradoxalement, mes deux amies d’enfance avec qui je suis restée en contact toute ma vie, Murielle et Véronique, c’est à l’école que je les ai rencontrées. C’est d’autant plus équivoque que, moi, à l’école, j’étais tout le temps toute seule dans mon coin, repliée sur moi-même ; je ne parlais à personne. Véridique !

J’étais « dans la marge », m’avait dit un jour ma maîtresse. Ce n’était pas une punition, c’était un rôle. Il parait que c’est la meilleure place parce que, de là, on peut voir ce que les autres ne voient pas.
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mardi 25 juin 2013
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