Souffrance au travail : en parler pour en sortir

lundi 18 juillet 2016
Stress, harcèlement, agression, burnout…en parler pour en sortir. Tout le monde peut souffrir un jour ou l’autre dans le cadre de son travail : libérez-vous de ces difficultés en mettant des mots sur votre souffrance et en vous tournant vers le bon interlocuteur. Tel est le sens de la campagne RPS lancée au mois de juin 2016 par l’INRS.



Au-delà de la prévention, une aide directe
La prévention des risques psychosociaux (RPS) en entreprise cible en priorité le niveau collectif afin de déterminer ce qui, à la source, est facteur de risques pour les salariés. Malheureusement, la réalité du monde du travail fait que l’on ne peut ignorer, au-delà de la prévention, l’action en direction des salariés qui sont déjà en souffrance.

L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) a lancé au mois de juin 2016 une campagne intitulée « Risques psychosociaux : en parler pour en sortir ». L’objectif de cette campagne est d’être pratique et de répondre directement aux besoins des salariés en difficulté et des managers.



Briser l’isolement
Il est effectivement important de libérer la parole et d’inciter les salariés à sortir de leur isolement. En cas de difficulté au travail, nombreux sont les salariés qui essaient de se convaincre qu’ils doivent tenter de prendre du recul pour mieux supporter leur situation ou qui pensent que personne dans leur entourage ne pourrait leur venir en aide. Au fil du temps, l’isolement grandit et les souffrances s’accentuent.



Libérer la parole pour s’alléger et éviter l’aggravation
Une communication large doit permettre aux salariés de comprendre qu’ils peuvent parler de ces sujets, qui ne doivent pas être tabous. En parler évitera que la situation ne s’aggrave. C’est également une première étape pour agir. Surtout, parler permet de se libérer d’un poids de plus en plus lourd.



A qui en parler ?
Mais à qui parler de ses problèmes au travail ? Les interlocuteurs sont multiples et varient selon les difficultés rencontrées.

Hormis le cercle privé, le salarié peut solliciter ses collègues, son manager, les Ressources Humaines de l’entreprise, les représentants du personnel (CHSCT). Il peut également se tourner vers les interlocuteurs médicaux tels que le médecin du travail et le médecin traitant. Certaines entreprises ont par ailleurs mis en place des cellules d’écoute qui peuvent être contactées anonymement. Pour les cas qui relèvent du judiciaire, il peut contacter un avocat ou la police, en général après en avoir parlé à un ou plusieurs autres interlocuteurs.

Parler est un premier pas. Tout ce qui peut être fait pour ce premier pas doit être encouragé.

Découvrez ici la plaquette de l’INRS : http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206251
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Michel SILVA trouve trouvent cette discussion intéressante