Activités physiques, sports et troisième âge

samedi 6 avril 2013
Benjamin FONTEIX
Ostéopathe DO, Cabinet Ostéopathique La Bouilladisse - Benjamin FONTEIX
La Bouilladisse, France
J’aimerais vous faire partager un article relevé dans un magazine médical consacré au sport car il me semble présenter un intérêt pour les lmembres de notre Groupe.

L’auteur en est le Professeur D.Rivière- Physiologie du Sport, Hôpital Purpan

La principale question soulevée par les pratiques sportives après 50 ans est celle de leur
rapport qualité/prix ou en termes plus médicaux du rapport bénéfice/risque.

S'il est certain que la sédentarité est un facteur de risque de diverses pathologies, on doit malheureusement admettre que le sport de compétition et même le sport de loisirs dit intensif peuvent avoir après la cinquantaine des effets pervers, en particulier sur le plan cardio-vasculaire et locomoteur.

Dès lors, quelle activité choisir après 50 ans ?

Celle obéissant à la règle des trois R, à savoir une activité :

Raisonnée = précédée d’un examen médical (adapté au sujet de plus de 50 ans) + raisonnée en endurance aérobie et personnalisée (basée sur la fréquence cardiaque)

Régulière = au mieux tous les 2 jours, au pire 2 fois/semaine

Raisonnable = étirements avant la séance et long échauffement + très progressive dans la durée et l'intensité + retour au calme avant arrêt et étirements après l'arrêt.

Les bénéfices d'une telle activité physique sont actuellement bien connus. Si l'on résume brièvement, ils sont cardio-vasculaires (amélioration de la performance cardiaque, meilleure vascularisation tissulaire), respiratoires augmentation de la consommation d'oxygène, meilleure oxygénation cellulaire), métaboliques (meilleur profil lipidique, moindre production de lactates, augmentation de la sensibilité à l'insuline),locomoteurs (augmentation de la force musculaire, prévention de l'ostéoporose), psychiques (sensation d'être en forme et bien dans sa peau, amélioration de l'hygiène globale de vie).

Est-elle facteur de longévité ?
Les résultats des études les plus récentes semblent aller dans ce sens. Mais si cela n'est pas toujours le cas, n'est-il pas plus raisonnable d'envisager que le principal but de la pratique régulière d'exercices physiques est d'ajouter de la vie aux années plutôt que des années à la vie.

En pratique, ce sera marcher, courir, rouler, nager, skier… longtemps à une intensité modérée, c'est à dire, pour la majorité des sujets, à une fréquence cardiaque ≤ 50% de la réserve de fréquence cardiaque.
La réserve de fréquence cardiaque (FC) est égale à :
FC maximale - FC de repos (la fréquence cardiaque maximale étant en théorie égale à 220 - âge en années).

Pour fixer les idées, voici un exemple de calcul de la fréquence cardiaque représentant ≤ 50% de la réserve de fréquence cardiaque pour un sujet de 50 ans :
fréquence cardiaque maximale calculée = 220-50 = 170 batt. /min.
fréquence cardiaque de repos mesurée = 70 batt. /min.
réserve de fréquence cardiaque = 170-70 = 100 batt. /min.
50 % de la réserve = 50 batt. /min.

L’idéal est donc un exercice à une fréquence cardiaque <= 70 + 50 soit 120 batt. /min. que l'on contrôlera au cours de l'exercice à l'aide d'un cardio-fréquencemètre.

Bien menée, l'activité physique après 50 ans peut être poursuivie longtemps.
Il n'y a pas en fait de limite d'âge ; mais tout simplement une adaptation.
Certains sports devront être remplacés par d'autres, les sports récréatifs devant progressivement prendre le pas sur les sports de compétition, comme par exemple le remplacement progressif des courses cyclistes vétéran, par les réunions cyclo-sportives puis par les randonnées de cyclotourisme.

Le dernier message à retenir nous semble être :

Sport pour tous probablement pas, activité physique pour tous, sûrement.

Benjamin Fonteix – Ostéopathe DO Six Fours -Le Brusc
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François DALOTEL , Frédéric CHEVALIER trouve trouvent cette discussion intéressante