2013 Partons innover et entreprendre dans des pays plus propices

lundi 31 décembre 2012
Olivier Luisetti
Directeur des Relations Extérieures, GROUPE VISIATIV,Partenaire stratégique 2.0
Lyon-Villeurbanne, France
Les pays émergents comme l'Inde sont actuellement le moteur du monde de l'innovation industrielle.

Les ingénieurs indiens ont du revenir aux besoins de base des usagers avec ingéniosité tant sur les fonctions apportées que sur le coût global de conception et de distribution très bas.

Des grands groupes internationaux, dont des français ont du profiter de ces nouvelles approches d'open innovation,  d'inverse innovation mais surtout d'industrialisation de l'innovation.

Schneider Electric à développe une  nouvelle lampe Led pour des populations qui ont peu accès à l'électricité en Inde, Essilor y a développé des verres basiques, Général Electric des électrocardiogramme portatifs qui depuis sont devenu un succès commercial en Europe. 

C'est aussi l'exemple Dacia initialement conçu dans les pays de l'Est et qui est un succès commercial en Europe de l'Ouest et qui a contribué à 25% du ÇA pour Renault en 2010.

Par exemple, les fonctions "éclairer" d'une ampoule, "informer" d'un contenant comme une petite bouteille plastique  devront être plus innovante sur le coût d'achat global c'est à dire tenant compte également du coût d'usage minimum, de maintenance et de recyclage du produit. Et ce sont ces pays émergents qui nous apporterons les solutions à notre surconsommation.

Par exemple, nous devons innover et tenter de remplacer l'étiquetage et l'impression de l'étiquette qui coûte très cher au regard de la valeur du contenu qu'est l'eau.

L'élaboration de cahier des charges fonctionnels, collaboratifs et innovants s'imposent, ce que permet les achats collaboratifs et l'innovation inverse.

Au sein de l'irima, institut de recherche et d'innovation sur le management des achats à Grenoble École de Management nous travaillons sur ces problématiques.

Et nous constatons combien l'innovation par les pays émergents constituent une source d'inspiration pour nous européens. Un potier indien à développe une invention considère le réfrigérateur en argile qui ne nécessite pas de source d'électricité
Un autre indien à développe un amortisseur de vélo capable de transformer en énergie chaque choc provenant d'une bosse que la route.

Des experts ont malheureusement démontré qu'il n'y avait pas de corrélation significative entre les sommes investies en recherche et développement et les résultats de l'entreprise

Michel Serres parle d'un changement de monde, dans son récent livre "Petite Poucette", l'innovation au bout de 7 milliards de pouce !

Nous avons certes les méthodes, les process, les idées mais eux c'est avant tout un état d'esprit participatif naturel partage par tout un peuple.

C'est pour cela que je propose à tous les étudiants que j rencontre dans différentes écoles de commerce et universités françaises d'aller innover ailleurs et d'y installer leurs activités, car l'état esprit est propice à l'entrepreneuriat.

Nous allons vers de nouveaux modèles de monde économique mais y sommes nous bien préparés ?
1
LINE BOISDUR- SALBRIS trouve trouvent cette discussion intéressante
lundi 31 décembre 2012
Xavier Leuliette
Business Manager, Osiatis
Ecully, France
Bonjour Olivier,

Vous poussez les jeunes à créer leur entreprise à l'étranger ?
Vous semblez désabusé.

Par ailleurs, je serais intéressé par l'étude des experts qui ont démontré qu'il n'y avait pas de corrélation significative entre les sommes investies en recherche et développement et les résultats de l'entreprise.
Pouvez-vous me donner le rapport ou le lien qui va bien ?
Merci d'avance.
A bientôt.
Xavier
lundi 31 décembre 2012
Bonjour,

A titre informatif :

http://www.dynamique-mag.com/actualite/dans-que...

Il semble bien que l'Inde ne soit pas la mieux placée !!!

"Nous allons vers de nouveaux modèles de monde économique mais y sommes nous bien préparés ?"

Il faudrait pour cela accepter de ne plus s'accrocher comme des "mollusques" aux anciens modèles qui ne fonctionnent plus depuis longtemps !!!

Je ne pense pas que quitter notre pays soit la solution à tous nos maux !!!

Bien cordialement
lundi 31 décembre 2012
Olivier Luisetti
Directeur des Relations Extérieures, GROUPE VISIATIV,Partenaire stratégique 2.0
Lyon-Villeurbanne, France
Merci Brigitte et Xavier pour vos contributions

@Xavier
Désabusé est un bien faible mot par rapport à ce que je ressens pour la situation économique de notre pays. Je suis depuis quelques mois en grandes vacances, en roue libre de notre système totalement injuste : tirer sur ceux qui bossent 60/70 h par semaine et qui tirent le char !
Pourquoi mes amis expatriés sont ils plus heureux d'entrepreneur et plus sûrs de réussir à l'étranger et de profiter normalement des fruits de leur investissement sans être spoliés
lundi 31 décembre 2012
Xavier Leuliette
Business Manager, Osiatis
Ecully, France
Olivier,

Je suis d'accord avec vous, on marche sur la tête.
J'ai des échos également d'avocats fiscalistes qui affirment avoir du boulot pendant 2 ans : beaucoup de gens aisés / entrepreneurs les sollicitent pour étudier le fait de partir à l'étranger et beaucoup partent !
Il y a un ras-le-bol qui s'amplifie.

De mon côté, j'aimerais rédiger un article concernant les start-up et j'aimerais réellement obtenir le rapport demandé ci-dessus. Pouvez-vous m'aider ?
Merci d'avance.
Au plaisir.
lundi 31 décembre 2012
Olivier Luisetti
Directeur des Relations Extérieures, GROUPE VISIATIV,Partenaire stratégique 2.0
Lyon-Villeurbanne, France
@Xavier
Je vais rechercher l'étude et vous répondre au plus vite

Allons nous rattraper notre retard sur des innovations économiques qui pullulent en ce moment en Inde ?

Notre souci numéro un, à chaque problème on crée une voire deux ou trois commissions, pour le logement, l'éducation, l'administration et la justice par exemple même dans le développement durable on innove soi disant au travers la création de comités theodule, et toute innovation revient 3 à 5 fois plus cher que les procédés d'avant.

On devrait s'inspirer de l'innovation pragmatique, à bas coût global et industrialisée à pondre coût pour apporter de réelles solutions à nos concitoyens au lieu de leur proposer des charges supplémentaires sur tout ... L'energie, les routes, le bâtiment etc...

Le pays réellement innovant ne sera t il pas celui qui pourra proposer des baisses de charges, de dettes, d'impôts par des innovations portant surtout sur des économies à ré
lundi 31 décembre 2012
Bruno SABOT
Consultant , à l'écoute de vos opportunités.
Paris, France
Le modèle indien peut il être mis en avant ? Un système rétrograde fondé sur un système de castes sociales, ou l'on peut embaucher plétore de main d'oeuvre sans avoir la nécéssité de leur verser un salaire, tout au plus de sursoire à leur nouriture quotidienne....
Peut on accepter de se voir mis en concurrence avec de tels systèmes....
Quelle valeur a le mot "concurence loyale", et quelles sont les règles mises en place par l'OMC ?
Qd verrons nous poindre une mondialisation sociale ?
Un salaire mensuel en Birmanie revient à 85 euros .... la chine est donc largement battue....
Precipitons donc nos industries vers ce marché émergent de la main d'oeuvre à bon prix.
Au final vivrons nous mieux ..... ?

Ce n'est pas sur.
lundi 31 décembre 2012
Olivier Luisetti
Directeur des Relations Extérieures, GROUPE VISIATIV,Partenaire stratégique 2.0
Lyon-Villeurbanne, France
Merci Bruno pour votre contribution

Il faut être réaliste, travaillant depuis 30 ans à l'international et accompagnant depuis 12 ans les acheteurs internationaux, dans bien des domaines et notamment vers les fameux Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont fait des progrès énorme en matière d'innovation et de qualité des produits

Mais surtout ils travaillent beaucoup sur l'innovation dans la réduction du coût d'usage, d'entretien et de recyclage des produits

Par exemple, dans le domaine :
- de l'acier ou les producteurs Chinois, et Russe on rattrape notre qualite et notre haute resistance
- de la chaussure, leur cuir de buffle à un rapport qualité/prix/usage plus performant que nos cuirs de vache (sacrée en Inde, bien entendu ...)

Sacrés indiens
lundi 31 décembre 2012
Benoit VELLIEUX
Chef de Projet Infrastructures & Production IT
Lyon, France
Au début du XXème siècle, la France (et l'Europe en général) était une terre d'innovation, avec de belles réussites comme le cinéma, l'automobile ou l'aviation, développées par des entrepreneurs dynamiques, les Bill Gates ou Steve Jobs de l'époque.

De 1945 à 1980, notre pays produit encore des innovations, mais surtout dans le cadre de grands projets sous la houlette de l'état : le nucléaire, l'aéronautique, le TGV.

C'est à partir des années 75-80 que la machine se grippe : la France (et l'Europe en général) passent à côté de la micro-électronique, la micro-informatique, la biologie moléculaire et maintenant les nano-technologies. Non qu'il n'y ait plus de chercheurs : l'Europe n'en manque pas, souvent d'un bon niveau. Mais la création d'innovations marque le pas !

A titre personnel, je me souviens encore d'une réflexion qui m'a été faite en 1985, lorsque jeune consultant, je m'étais entendu dire par un collègue plus âgé : "La micro-informatique ne sera jamais autre chose qu'un jouet pour adolescents attardés. La vraie économie, ce sont les voitures et le bâtiment". Ce collègue n'était manifestement pas un visionnaire, mais au-delà de technologies spécifiques, j'ai l'impression que cette vision de l'innovation reste partagée par une part importante du corps social, sans parler des décideurs politiques ou économiques !

Parmi les causes de ce manque de dynamisme, on me parlera de la fiscalité française, ou bien de notre législation sociale ou bien de compétitivité : certes, ces facteurs existent et n’aident pas ! Mais d’autres pays européens, sans nos freins nationaux, manifestent également les mêmes symptômes : pour l’Allemagne, l’explication avancée est une démographie déclinante, qui n’incite pas à l’innovation. Pour l’Europe du Sud, on met en avant les déficits publics. Etc ….

Je crains que l’explication ne soit plus fondamentale. L’Europe est en train de devenir un continent vieillissant, recroquevillé derrière des frontières pour la protéger d’un monde extérieur perçu comme menaçant (immigration, mondialisation …), référence universelle d’une culture qui fut grande, dont l’idéal est de devenir une espèce de Suisse douillette où rien ne changera plus jamais. A quoi bon innover dans une société dont le souhait inconscient est de s’arrêter à la fin des années 70 ?

J’exagère ? A peine ! Pourquoi nos politiques agitent-ils le spectre de l’insécurité et de la délinquance, alors que nos sociétés étaient plus violentes dans les siècles précédents ? Où sont les fameux investissements en R&D prévus à l’échelle européenne par le traité de Lisbonne : la faute à la crise bien sûr, mais manifestement les gouvernements nationaux ne se sont guère empressés d’investir, car leurs électeurs ne le leur demandent pas ! Dans les années 60-70, à l’époque de la conquête spatiale, la science et le technique étaient perçus comme des facteurs de progrès ; de nos jours, ces mêmes termes font peur, sauf s'il s'agit du remède-miracle contre la maladie d'Alzheimer !

Comment en sortir ? Pour les plus jeunes, vraisemblablement en quittant l’Europe pour trouver un environnement propice à l’innovation et des relais de croissance. Pour les autres parties du corps social : en se réveillant collectivement, mais là je ne vois pas comment faire.