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mercredi 25 septembre 2013
Je ne commencerai pas ce livre par la formule usuelle : « chers amis lecteurs » parce que vous n’êtes pas mes amis. Un jour, peut-être… on verra.

Je trouve vachement superficiels les gens qui parlent d’amitié trop vite. Soit, vous vous arrêtez à me lire. M’aimerez-vous ? Quand bien même, si je suis dans la merde, que ferez-vous ? Mouais, bof… laisse béton ! Je préfère éviter de me foutre dans la merde et chercher d’autres critères de reconnaissance de l’amitié.

Certaines personnes disent parfois d’un ouvrage : « ce livre est mon ami » tant ce qu’ils y puisent les aide à maîtriser une technique, à réfléchir, à rêver… « Mon ami », c’est celui-là, pas un autre. Nul ne donne son amitié à n’importe quel livre avant de l’avoir lu. Enfin, je crois.

L’amitié, ça s’apprivoise lentement, ligne après ligne, si le courant passe. Moi, depuis que je sais lire, si j’ouvre un livre pour la première fois et tombe sur le fatidique « chers amis lecteurs », ça m’énerve, genre : « T’es qui, toi ? Vas-y, casse-toi, j’te connais pas ! »

En fait, ce ne sont pas les gens futiles qui m’exaspèrent. Ceux qui me proclament leur amie un soir de fête et m’oublient le lendemain sont de joyeux drilles, des faiseurs d’ambiance. Privée de ses boute-en-train, la fête n’est plus qu’une assemblée morose.

Par contre, quand je lis « chers amis lecteurs », ça me fait le même effet que quand je lis des trucs genre : « bienvenue dans votre supermarché » ou encore « notre passion, c’est la satisfaction de nos clients ». Non mais sans déconner !

SEX AND DESTROY un nouveau son rock ?
Préambule

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Marie-Andrée Fontenit trouve trouvent cette discussion intéressante