Aïnhoa Paré (Chamontin)
IPEF, ingénieur agronome au Ministère en charge de l'agriculture, Docteur en ges
Depuis le 1er décembre 2011, je suis adjointe au chef du bureau d'appui scientifique et technique à la Direction générale de l'alimentation (DGAL) du Ministère en charge de l'agriculture.
J'ai particulièrement en charge la mise en place du volet "économie et sociologie de l'alimentation" de l'Observatoire de l'alimentation, et des évaluations socio-économiques sur les sujets traités par la DGAL.
Je suis depuis 2003 ingénieur fonctionnaire du Corps des IPEF (ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts), un Corps interministériel mais sous tutelle des Ministère de l'Agriculture et du Développement durable.
Après une expérience de recherche à l'Ecole des Mines ParisTech puis une expérience d'enseignement et de gestion d'une petite équipe d'enseignants à l'Engref, j'ai été, depuis 2009, en charge de la réforme des programmes de formation post-master (pour ceux ayant déjà un bac+5) à AgroParisTech Executive, pour devenir, en 2010, directrice de la gamme des Advanced Masters (dont les Mastères spécialisés), temps plein et temps partagé.
J'ai des compétences et un goût certain pour la gestion des organisations publiques (ou servant un but non lucratif), en particulier :
- animation d'une organisation en réseau,
- relations inter-organisationnelles,
- communications intra-organisationnelles mais aussi à destination de nos publics cibles,
- mise en place de démarches qualité,
- gestion financière (par objectifs, stratégie, LOLF...)...
autrement dit, tout ce qui peut faciliter le travail des "opérationnels".
Ingénieur agronome de formation, les questions "scientifiques et techniques" ayant trait au vivant et à l'environnement m'intéressent également, en particulier l'alimentation, l'agriculture, la forêt.
De par ma thèse en gestion des organisations et maîtrises des risques réalisée à l'Ecole des Mines ParisTech (Centre de gestion des Risques et des Crises), j'ai aussi un certain intérêt pour des thématiques telles que :
- appropriation des évaluations de risque,
- vigilance,
- gestion des alertes,
- retours d'expérience.
En particulier, le volet "formations" sur ces thématiques me convient bien (expérience auprès d'élèves ingénieurs et de techniciens travaillant sur la pomme de terre).
En 2003, j'ai travaillé sur l'alerte inondation (REX Gard 2002) et ne serai pas mécontente de retravailler sur ces aspects organisationnels et informationnels des risques naturels.
A côté du travail, je suis également engagée auprès d'enfants (dont les miens !) et de jeunes handicapés, sous diverses formes depuis mes 16 ans. Leur joie de vivre m'est précieuse.
Adjointe au chef du bureau d'appui scientifique et technique, Direction générale de l'alimentation (Ministère en charge de l'agriculture)
Depuis le 1er décembre 2011, j'ai rejoint ce bureau transversal de la Direction générale de l'alimentation avec deux dossiers principaux :
- la mise en place de l'Observatoire de l'alimentation, en particulier son volet "économie et sociologie de l'alimentation" ;
- la mise en oeuvre d'évaluations socio-économiques sur les sujets traités par la Direction générale de l'alimentation (sécurité sanitaire des aliments, qualité nutritionnelle de l'alimentation, protection des végétaux...).
2009 - 2011Ce poste est directement rattaché au directeur de l'Ecole interne d'AgroParisTech, école qui a en charge toute la formation professionnelle de niveau I (bac+5 minimum) "hors LMD (Licence-Master-Doctorat)".
J'ai commencé en 2009, par animer la réforme de notre offre de formation diplômante hors LMD. Concrètement, il s'agit de construire une gamme cohérente de diplômes d'établissement qui ont tous obtenu, désormais, l'accréditation "Mastère spécialisé" de la Conférence des Grandes Ecoles.
La cohérence passait par un cahier de charges générique (qu'est-ce qu'un Mastère spécialisé à AgroParisTech ?) dont la déclinaison par programme a été validée par notre Conseil des enseignants et notre Conseil d'administration, montrant que ces programmes, qui avaient des formes diverses et étaient marginaux, font désormais partie entièrement de l'offre de formation d'AgroParisTech, établissement public d'enseignement supérieur. Même si ce ne sont pas des diplômes d'Etat, ces mastères spécialisés sont de vrais tremplins vers l'emploi, notamment pour des cadres en reconversion ou des jeunes issus de formations trop disciplinaires.
La rédaction de ces cahiers de charge a nécessité une analyse stratégique avec les parties prenantes (anciens élèves, employeurs potentiels, institutionnels, enseignants-chercheurs).
Cela nous a permis, de plus, de mieux faire connaître ces programmes et de mieux savoir les valoriser tant auprès de candidats potentiels que d'employeurs potentiels.
Depuis juillet 2010, outre cette responsabilité stratégique et d'animation d'un réseau d'enseignants-chercheurs, mon directeur m'a aussi donné la responsabilité budgétaire de ces programmes. En effet, ces diplômes, n'étant pas délivrés par l'Etat, ne bénéficient pas de subventions publiques directes ; il fallait donc construire des budgets séparés mais équilibrés. Mon rôle a consisté à accompagner les responsables de programme dans cette nouvelle logique gestionnaire.
Outre cette fonction de directrice des mastères spécialisés, j'ai gardé quelques activités d'enseignement en maîtrise des risques essentiellement, dans le cursus ingénieur (en 3e année) et/ou dans le mastère spécialisé "Management des risques sanitaires alimentaires et environnementaux" (ALISéE) et la formation des ingénieurs-élèves du Corps des Ponts, des Eaux et des Forêts (IPEF).
2006 - 2009Enseignant-chercheur en :
- gestion des organisations (surtout publiques)
- maîtrise des risques
appliqué à l'agri/agro-alimentaire essentiellement.
Responsable des enseignements "risques" et "gestion" de la formation initiale des ingénieurs-élèves de l'ENGREF (Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts) (formation bac+7).
Membre de l'équipe pédagogique de la formation "Alimentation et Politiques Publiques", ouverte aussi à l'Institut supérieur de l'agro-alimentaire (ISAA).
Thèse en cours sur l'organisation de la vigilance pour les services de la protection des végétaux (détection de nouveaux organismes nuisibles).
Activités de conseil auprès de ces services.
Participation au projet de recherche-développement "BemisiaRisk" (gestion du risque phytosanitaire - cas des viroses transmises par Bemisia tabaci, sur tomates sous serres) soutenu par l'ANR (Agence nationale pour la recherche).
Membre du Comité d'Hygiène et Sécurité d'AgroParisTech.
Doctorante en gestion des organisations et des risques, Ministère en charge de l'agriculture / Ecole des Mines ParisTech
2003 - 2006Thèse de doctorat en sciences de gestion :
"Contribution au développement d'une organisation vigilante - cas de la détection d'organismes nuisibles aux végétaux agricoles en France métropolitaine".
Cette thèse a été réalisée au Pôle Cindyniques, rebaptisé depuis "Centre de gestion des risques et des crises" de l’École des Mines ParisTech, sous la direction de Jean-Luc Wybo.
Ont participé à mon jury de thèse, outre mon directeur de thèse :
- Bernard Chevassus-au-Louis, directeur de rechercher à l'INRA ;
- Claude Millier, directeur de recherche e.r. à l'INRA ;
- Frédéric Pellegrin, directeur de recherche à l'IRD ;
- Jean-Claude Sardas, professeur à l’École des Mines ParisTech ;
- Marie-Christine Therrien, professeur à l’École nationale d'administration publique du Québec.
Cette recherche a été financée par la Direction générale de l'alimentation qui avait en charge le pilotage de la gestion des organismes nuisibles aux végétaux agricoles en lien avec les directions régionales en charge de l'agriculture.
Ma thèse distinguait, notamment, "vigilance fermée", focalisée sur les risques déjà bien identifiés (on sait ce que l'on cherche) et "vigilance ouverte" pour tenter de détecter les risques "émergents", ceux qu'on n'a pas complètement prévus.