Elsa Granat
Directrice artistique, Cie l'Envers des Corps
Actrice, elle se forme au CNR de Marseille sous la direction de Christian Benedetti puis de Jean-Pierre Garnier dans le cadre de la classe libre du Cours Florent. Elle fonde la CIE L'ENVERS DES CORPS en 2005 et met depuis en scène ses propres textes. Depuis 2010, elle travaille par ailleurs en entreprise, au sein de la Division des Produits Professionnels chez L'OREAL.
A venir en 2012
ANDROMAQUE Théâtre de Vanves 10/11/12/13 Janvier
Théâtre de Sèvres 09/10 Février
PLATONOV Théâtre de Vanves du 11 au 16 Mai
MISERABLES, libre cours Espace Busserine du 17 au 20 Janvier
Ferme de Bel ébat Guyancourt Novembre
En 2005, je réalise ma première création Si.. , représentée au Festival Nous n’irons pas à Avignon, Vitry-sur-Seine.
Depuis la compagnie a été récompensée du prix Paris Jeunes Talents 2007, pour J’ai plus Pied, spectacle créé en 2008 à L’Espace Pierre Cardin, Paris.
La compagnie:
L’Envers des Corps s’est créée en 2004, suite à une résidence effectuée au « Théâtre-Studio » d’Alfortville. L’équipe se compose d’acteurs venus du CNR de Marseille et d’acteurs associés au « Théâtre Studio ».
Ils se sont réunis sur une approche précise du théâtre contemporain, notamment de l’œuvre d’Edward Bond. Certains ont participé au stage que l’auteur a dirigé à La Friche de la Belle de Mai en 2003 et d’autres ont joué plusieurs de ses pièces sous la direction de Christian Benedetti.
À partir de ce creuset commun, l’identité propre de la compagnie s’est fondée sur le projet d’écriture d’Elsa Granat. La compagnie a trouvé sa propre forme en bricolant son rapport au fait d’être contemporain.
Le théâtre est envisagé comme un carrefour, ouvert aux influences de l’intertextualité, de l’actualité, de la peinture, du cinéma. Il est utilisé comme un prisme pouvant accueillir toutes les formes de représentation utiles pour ce monde à décrire.
Une confiance totale est faite à l’éphémère. Le texte ne suffira pas à laisser une trace de l’expérience et l’on pourrait dire que c’est ce qui est revendiqué.
Leur conception, proche de la performance, n’évacue pas pour autant le désir de faire « œuvre ». L’œuvre ne se construit plus d’une façon littéraire et autarcique, mais dans un chemin de vie partagé. Comme si la volonté de traiter de la perte identitaire de l’individu baladé dans un monde de « non-lieux », nécessitait de la part de l’équipe créative de se créer son lieu, défini par sa langue, sa position géographique, et son histoire. Le collectif devient une valeur ajoutée du spectacle vivant.
Le style de l’auteur porte ainsi une parole traversée du collectif et revient aux fondamentaux de la fable, justement d’envergure collective.
Synopsis
Ici et maintenant, une jeune femme s’en va faire sa vie.
Elle a pour passé le XXe siècle, et pour futur ce qu’elle pourra.
Son enfance (rêves) au bord des lèvres, elle entre par effraction dans le monde adulte.
Presse: 20 Minutes, (à l'occasion des représentations de Février 2008 Espace Pierre Cardin, Paris)
Dans le cadre de Paris Jeunes Talents, la compagnie l’Envers des corps, emmenée par ElsaGranat, met le pied à l’espace Cardin.
Dans ce projet collectif où les processus d’écriture et de mise en scène se croisent en un même espace temps, la troupe creuse son sillon. Un travail prometteur.
Synopsis
Si belle et si jeune, Barbara aurait rêvé d’autre chose.
Une démocratie, vieille de cinquante ans de paix,
a succombé à ses élections présidentielles
Les observateurs étrangers constatent quelques incidents sporadiques, quand c’est une guerre civile qui se propage.
Retranchée dans un appartement, à l’abri des évènements, Barbara se met à écrire.
Un petit roman sans importance.
Peut-être qu’il parle même d’amour. Bref, une tentative dérisoire, tuer le temps.
Quand le petit roman passe les frontières des démocraties voisines, elle s’exporte là où « tout est comme avant », où l’insouciance est en sursis.
Ces pays où l’on sait, où l’on se sent concerné, où l’on ne doute pas du fait de vivre quand on ne fait que survivre.
Elle porte le bel attrait de la catastrophe, et d’enthousiasmes éphémères en interprétations rapides, chacun cherche à retrouver le nerf de la guerre dans un livre qui n’en parle jamais.
Réflexions de Michel Touraille, alors Membre du comité de lecture du Théâtre National de La Criée, Marseille.
« Elsa Granat, jeune auteur, nous propose de regarder des vies qui existent, des rituels intimes ou sociaux. Elle renverse notre appréhension de la réalité du monde afin de nous faire entrer, dans la réalité de l’imaginaire, où l’on devient autre, subjectif et objectif.
La forme qu’elle choisit,-architecture de la pièce, écriture, aussi bien les didascalies que les dialogues- devient le contenu « tiré à la surface » . S’en chaînent, éclatent les tableaux pour construire une mosaïque (…), certains d’une briéveté de comètes.
L’écriture des corps, le toucher, les odeurs, les regards jetés et reçus au même instant, les détails quotidiens d’une grande précision, choisis avec pertinence : l’intérieur-extérieurd’un sourire qui fait exister ou efface l’autre personnage… Je n’invente pas, on l’éprouve fort, ça cisaille. »
