Emmanuelle Oriol
Écrivain public, biographe, collectrice d'histoires...
Le métier d'écrivain public s'est présenté à moi comme une réponse à une question.
Dans une vie antérieure, j'ai commencé par travailler à l'étranger, en Asie et en Afrique comme professeur de Français Langue Etrangère, pour l'université de Rouen puis à mon compte. J'ai également eu l'opportunité de travailler pour le réseau des Alliances Françaises, expérience fort intéressante !
De retour en France, avec toute une tribu, un mari et quatre enfants, - cette expérience à l'étranger aura été enrichissante sur tous les plans ! -, j'étais en quête d'une activité me permettant d'être une mère disponible, sans pour autant être totalement décervelée !
Une fois les valises posées,dans un village qui ne nous attendait pas vraiment, je me suis mise à nous faire des racines pour ancrer notre arbre familial. J'ai eu la chance de faire rapidement connaissance avec de nombreuses personnes âgées du village... j'aime les histoires, alors j'ai commencé à mettre par écrit celles que l'on me racontait.
Un jour, j'ai rédigé une lettre, un autre on m'a demandé si je ne pouvais pas faire la saisie d'un livre pour une association... j'ai écrit une "piécette" pour le club de théâtre... de fil en aiguille, j'ai réalisé que j'étais en train d'exercer un très vieux métier que je pensais disparu : celui d'écrivain public.
Je me suis documentée et ma décision a été prise de suite : j'ai vissé ma plaque ! Depuis, j'ai fait la rencontre d'autres écrivains publics avec lesquels je suis en contact permanent, nous travaillons souvent en réseau.
Je continue mes recherches sur le passé de notre village en parallèle avec mes activités. Je travaille avec un groupe de personnes à la conception d'une revue et je milite pour la reconnaissance de notre métier.
