France AZEMA

Responsable administrative & financière; Fondatrice & trésorière, Association

31ToulouseMidi-Pyrénées - France

Un diplôme d’Assistante de Service Social acquis, j’ai poursuivi des études de biologie médicale avec une spécialisation en immunologie.
C‘est en Asie que j’ai eu mon premier contact avec le secteur humanitaire dans le domaine médico-social.
Je me suis alors adaptée à des pratiques de terrain très spécifiques auprès de populations bien différentes de celles que je connaissais en France. J’ai du aussi intégrer les exigences et les complexités politiques de chaque pays.
Hong Kong, à cette époque était un protectorat anglais sous contrôle chinois. J’ai ainsi acquis les rigueurs professionnelles anglo-saxonnes et la transparence due à des instances gouvernementales très rigides.
J’ai, depuis, agi, lors de chacune de mes expériences professionnlles, en totale autonomie dans la mise en place, le développement et le suivi de mes projets avec la confiance absolue des structures qui m’employaient.
Forte de ces expériences très riches, j’ai voulu compléter mes connaissances par des apports académiques et j’ai repris des études, tout d’abord de Sociologie spécialisée dans les rapports de genre puis d’Anthropologie sociale indianiste.
Le fait d’avoir été en contact direct avec la population de pays en voie de développement et plus spécifiquement avec les femmes, a toujours été pour moi le moteur nécessaire pour continuer des études de haut niveau. J’ai ainsi obtenu deux diplômes de niveau 1 en Sciences Humaines.
La ligne conductrice qui m’a toujours animée est le fait de travailler auprès des femmes dans le secteur humanitaire. J’ai eu lors de mes différents emplois, l’occasion de voir et d’évaluer des manques et des besoins énormes dans les sociétés humaines. Ces constats démultiplient ma volonté d’apporter mes savoirs et les fruits de mon expérience aux populations les plus démunies.
Un projet très précis a alors mûri dans mon esprit. En associant mes pratiques de terrain, mon expertise de la société et de la culture indienne et de mes capacités à promouvoir un projet professionnel, j’ambitionne de développer une association de femmes, pour et par les femmes. Avec le prétexte de la culture indienne, je développerai un échange de savoirs et de pratiques franco-indien (avec l’aide de soutiens que j’ai au préalable repérés sur place et en France et un partenariat à Delhi et Varanasi. Ce projet s’inscrit dans le cadre défini par les accords signés le 30 septembre 2008 au cours du Sommet franco-indien entre l’Elysée et le gouvernement indien.
Pour finaliser ce projet, jai présenté le CAFDES en VAE afin de valider mes compétences et mes qualifications.Je n'ai aujourd'hui obtenu que deux modules et dois représenter les modules "gestion de personnel" et "gestion financière" Fréquemment moteur d’évolutions des structures qui m’employaient, je désire aujourd’hui être reconnue et légitimée par mes pairs pour donner corps à ce projet. Ce diplôme serait un complément indispensable à mon expertise de travailleuse de terrain et de chercheuse.

France AZEMA
61 contacts
Depuis 2011

Action bénévole. Création d'un réseau artistique et culturel visant la promotion de la culture et des arts indiens en Midi Pyrénées. Organisation d'évènements, festivals, rencontres, etc. Développement de l'amitié franco-indienne dans la région.Organisation, Gestion financière, budgets, bilans. Prises de contact. Relationnel, représentation de l'association. Rédaction d'articles.

Arts et Culture
Expérience professionnelle

Stagiaire Cafdes

Proposer un encadrement technique et administratif
Étudier la faisabilité logistique et financière des projets
Définir des référentiels de travail adaptés

Pour identifier l’ensemble de mes missions au sein de l’IME, je peux utiliser deux verbes d’action : « contribuer à… » et m’ « assurer de … ». Ils me permettent de mettre en lumière deux niveaux d’engagement. « Contribuer à » permet d’identifier le niveau de participation que l’on attend de moi au sein de l’association et ma part de responsabilité. « M’assurer de » souligne ma responsabilisation globale, en amont, pendant et en aval.

Une fois mes missions clairement identifiées et établies, je leur attribue des activités significatives illustrant leurs mises en œuvre dans mon quotidien professionnel. Cette représentation concrète de mes missions me permet de mieux choisir mes actions professionnelles, de les mettre en question mais aussi de faire évoluer mon rôle dans l’association: il m’est possible d'échanger avec la hiérarchie sur cette base pour discuter mes choix et valider l'enrichissement d'une des missions actuelles et/ou nouvelles.

J’ai acquis, lors de cette expérience de travail de grandes compétences organisationnelles. Etant responsable de la gestion de cet établissement, je me suis inscrite et ai conduit un projet citoyen mais surtout d’une très grande dimension humaine.

Cette approche m’a permis de démystifier une notion que j’imaginais purement comptable en découvrant et analysant des actions à la fois fondatrices et protectrices. Les missions d’un responsable administratif et financier garantissent, en premier lieu, la création de l’établissement (ou d’un service de cet établissement), entourent sa naissance; le protègent ensuite, en lui assurant les financements de projets, en les défendant, en contrôlant leur bonne mise en œuvre; l'accompagnent enfin dans chacun de ses pas (garantissant le fonctionnement et assurant la pérennité). Cette fonction aux multiples facettes laisse entrevoir étrangement un rôle que l’on pourrait qualifier de « paternaliste », une fonction somme toute essentielle.

Mon défi a été, ici, de développer cette rigueur de travail nécessaire à de telles responsabilités. J’ai acquis des compétences organisationnelles. J’ai élaboré des stratégies politiquement acceptables et réalisables sur ce terrain difficile.

Services santé - Action sociale
1996 - 2004

J’ai acquis, grâce à la place que j’occupais dans ma structure, une vision du monde de la santé structurée et légitimant les rapports entre les populations dites « marginales » et les « détentrices d’un ordre ». Cette compréhension m’a ouverte à la culture pluriculturelle par le biais d’une socialisation professionnelle faite à la fois d’apprentissages constants, de savoirs et de techniques différents, et m’a initiée à un rôle social et professionnel supposant d’abandonner des a priori, des présupposés tout en imposant des approches nouvelles. Je faisais autorité par la fonction que j’occupais dans le réseau et la manière dont je la proposais, aux yeux des partenaires de chacun des secteurs professionnels. J’ai toujours voulu légitimer des concepts de soutien et de solidarité entre des professionnels travailant différemment auprès d’une même population et bannir une quelconque supériorité des uns envers les autres.
Explorer la nature et l’impact de la relation intervenant/patient était mon objectif principal et la philosophie de travil de toute l’équipe. Je me suis toujours consacrée à clairement mettre en lumière le rôle prédominant de cette relation tout au long de la démarche du patient. Impulser un travail conjoint entre les divers intervenants amenait à modifier la représentation qu’avaient les patients de la relation au « soignant » (pris dans son assertion générale de « celui qui prend soin »).

Ma mission à Passages s’est articulée autour des étapes suivantes :
- La constitution d’un partenariat entre les différents acteurs :médecins et intervenants associatifs et sociaux
- La définition d’un objectif commun, c’est à dire réunir les données de base pour décrire et comparer la situation réelle au travers des données que j’avais recherchées lors d’études
- La confrontation avec d’autres partenaires impliqués directement ou indirectement dans la lutte contre les toxicomanie et le VIH, sur les questions concrètes qui se posent lors du processus d’application des directives gouvernementales avec une attention particulière à l’introduction de partenaires isolés.
- La formulation de suggestions à Passages et aux partenaires financiers pour la miseen place de circuits d’informations plus en cohérence avec l’évolution rapide des toxicomanies.

Les préoccupations qui m’ont animée ne pouvaient pas être circonscrites à la seule préservation de dispositifs adaptés à la gestion de situations plus « classiques ». Ma motivation première était l’approche réfléchie de situations humaines dont la détresse était accablante.
Mon expérience en matière de VIH et mon expertise étaient de nature à éclairer mes choix. Elles me permetaient de justifier mes décisions qu’il convenait de considérer comme des enjeux supérieurs. L’orientation que j’ai prise dans la réalisation de mes actions relevait de la justice sociale, de l’égalité dans l’accès aux soins et aux traitements, à la reconnaissance de la dignité et des droits de la personne toxicomane.

Services santé - Action sociale

Mes recherches examinent des questions telles que la religion, le genre, les concepts d'identité et de différence, et les contours des différentes possibilités d’être femme dans une religion androcentrée en rapport aux forces globales et locales qui les fabriquent, y compris l'expansion de la modernité.
Je livre des études approfondies et une introduction théorique substantielle, utilisant des sources en anglais, en français et en hindi, dans un effort pour traiter de matériaux et de perspectives culturelles de différentes régions du nord de l’Inde.
Ma recherche représente une tentative critique de penser les potentialités et les limites des "femmes dans la religion hindoue" et les approches "genrées" de la production des savoirs dans le monde hindou moderne, ainsi que la relation souvent confuse entre la partie et le tout, ou le particulier et l'universel.
Je me positionne dans un des débats les plus essentiels confrontant les sciences sociales et les humanités, à savoir la compréhension des processus historiques locaux et globaux comme des développements interconnectés affectant les êtres humains et les relations de genre.
Peu de recherches ont été produites sur la question des luttes d’identité des femmes hindoues. Les femmes hindoues ont toujours été étudiées sous les seuls aspects des problèmes liés à leur condition de femme (violences, illettrisme, précarité, fécondité, etc.) Cette absence reflète la difficulté des chercheurs à les percevoir comme actrices de leur position. Ma recherche ne veut certes pas nier ces problématiques, mais elle porte un regard sur ces femmes qui vivent dans des familles hindoues orthodoxes et qui utilisent la religion comme outil voire arme, identitaire.

Enseignement
Ancien élève de
Hobbies
Professorat de Yoga , Gymnastique , randonnées en montagne , danse Bollywood , création du Nrita yoga (yoga dansé , voyages• Participation active à des associations (Peuples Solidaires , Actup , Soutien au peuple tibétain)
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