Koria Pictures
Photographe & Graphiste, Koria
Un book qui pèse aussi lourd que les cadors du Hip Hop : Booba, Akhenaton, Kery James, La Fouine, Cut Killer, Neg' Marrons, Pit Baccardi, Les Nubians, Aketo, Nessbeal, Médine, Salif, El Matador, Brasco, Mouloud, TLF, Lil Thug, Skread… Voici quelques uns des artistes qui ont été immortalisés par le talent de Koria, pour des covers d’albums, de journaux, des jaquettes, des livrets, des affiches, pour des sites, pour la presse. « Photographiste » mercenaire, son œil, ses objectifs et sa palette graphique sont réquisitionnés par toutes les Majors (Sony, Warner, EMI, Because...) et autres labels indés, sans compter les magazines qui comptent (Fumigène, 5Styles). C’est dire si son talent est wanted… Ce qu’il a de plus que les autres photographes sur le marché ? « Du style, la retouche d'image… et les blagues pourries ! » Ca donne une idée du personnage, et des shootings en mode Koria.
C’est ça Koria, un type qui a commencé très jeune. 14 Septembre 1983, naissance à Laval. Enfance HLM, famille modeste, une grande sœur pour la baston. Un père et un oncle « qui ont toujours fait beaucoup de photos, ce qui m'a certainement donné l'envie de travailler autour de l'image, avec un autre regard et sur d'autres supports ». Formation de graphiste en communication visuelle, « j’avais fais des photos pendant mes études, mais les sujets me déplaisaient, alors je ne m’étais pas trop impliqué ». Heureusement pour nous, « quelques années plus tard, c'est la révélation ! »
C’est ça Koria, du graphisme everyday depuis 5 ans. Rajouter la photo, c’est la suite logique depuis 3 ans. Sur l’album photo de sa carrière, il se rappelle de son premier appareil, « un argentique, le Zenit 12 » avant de passer à l’armada numérique. De sa première séance photo : « avec le groupe Futur Proche, en plein hiver, en extérieur, dur ! Loin d'être efficace ! ». De son premier gros diez : « Je commençais tout juste la photo, et Cut Killer m'appelle pour me dire qu'il veut faire des photos avec moi ! T'imagines la pression, quand tu sais qu'il n’a bossé qu’avec de très grands photographes avant ? »
C’est ça Koria, un prodige de l’image, un artilleur du shooting, un kamikaze du grain, un photographe Hummer, tout terrain, qui bosse vite. Très vite. Le système K, puisé aux origines du Hip Hop, « Kulture » globale dont il est un des fils légitime : « C'est devenu une vraie culture, avec de vrais codes, un mouvement à part entière. Tout le monde s'est inspiré à un moment ou un autre du Hip Hop, une force incomparable ! » Flash sur la bande son de son adolescence : « NTM, IAM, Fonky Family… Je passais des heures à écouter du son, un délire qui nous a tous suivi plus ou moins à la même période, un vrai virus ». Flash sur ses expéditions nocturnes, poska et bombes en bandoulières : « Amateur de graffiti à mes débuts, je choisis des lettres intéressantes à travailler, ce qui donne Koria, lié aussi à "coriace", parce que je lâche jamais l'affaire ». Certaines nuits, il traçait pour semer les forces de l’ordre. Aujourd’hui, c’est tout le biz qui lui court après.
C’est ça Koria, un bonhomme pas prise de tête, modeste, humble. Ses kifs ? Traîner avec ses potes, passer du bon temps avec ses proches. Des hobbies tout simples qui nous font dire que ce mec a du cœur, généreux dans l’artistique : « Grand passionné de l'Image, qu'elle soit publicitaire, cinématographique ou autre. J'ai toujours regardé les photos avec attention… le cadrage, la lumière, le grain, la composition ». Une curiosité qui a construit sa signature, remarquable entre 1000.
C’est ça Koria : « Du style, du grain et surtout beaucoup de dimension ! De la photographie, du graphisme, de la retouche d'image, des logos. Un travail large tout en restant dans ce que je sais faire ! » Il se pourrait que le milieu du cinéma essaye bientôt de nous le kidnapper, et qu’on retrouve sa touche sur des affiches en 4 x 3…
Un surdoué en phase avec son époque, les sneakers posés sur le ter-ter. Des compositions hallucinantes, urbaines, explosives, dangereuses. Une étoile montante de sa génération. C’est ça Koria…
