Pascal Degiovanni
Directeur de recherche, CNRS
Je suis actuellement chercheur en physique employé par le CNRS. Mon parcours professionnel et ma formation s'articulent autour de cette activité.
Mes activités de recherche ont concerné dans un premier temps l'interface entre physique et mathématiques avec l'utilisation d'idées issues de la physique théorique pour construire de nouveaux outils mathématiques.
Puis depuis quelques années, je me suis intéressé à la dynamique de nano-systèmes dont l'étude expérimentale est en pleine explosion. Développer une compréhension précise du fonctionnement de ces dispositifs suppose en particulier de bien comprendre l'influence de leur environnement au sens large et comment s'opère la "compétition" entre la dynamique propre du dispositif et celle imposée par son environnement. C'est cet aspect qui m'intéresse plus particulièrement.
Par ailleurs je m'intéresse au management de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. A partir de 1995, je me suis impliqué dans un mouvement associatif visant à améliorer la formation doctorale. Puis, à partir de 2004, j'ai élargi mon interet au fonctionnement du dispositif de recherche et d'enseignement supérieur.
Je travaille sur ces questions dans le cadre de l'association nationale des docteurs (ANDES) dont j'ai été le vice président.
60 contactsOutre les missions confiées aux chargés de recherche, les directeurs de recherche ont vocation à concevoir, animer ou coordonner les activités de recherche ou de valorisation (source Wikipédia).
En pratique, mon activité actuelle consiste à développer un programme de recherche sur l'"optique quantique" électronique qui constitue l'analogue de l'optique quantique développée depuis plus de 30 ans avec des photons. Une autre manière de voir ce domaine de recherche consiste à la présenter comme l'électronique quantique avec des électrons uniques.
Dans cette optique, il s'agit de dégager les lois régissant le comportement de circuits électroniques dans lequel le transport de courant électrique ne peut être décrit qu'en faisant appel aux lois de la mécanique quantique et qui de plus sont alimentés par des générateurs capable d'envoyer à la demande un a quelques électrons par cycle.
C'est un sujet qui commence à connaitre un développement assez important en France grace à plusieurs équipes expérimentales de premier plan, notamment à l'ENS de Paris, au CEA à Saclay, à Marcoussis (labo photonique et nanostructures). Les études théoriques sont menées dans plusieurs endroits: universités de Marseille, d'Orsay, de Genève, d'Erlangen et bien sur à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.
De retour en France après un an aux Etats-Unis (université de Boston), j'ai réintégré le département de Physique de l'ENS de Lyon. Mon activité actuelle porte principalement sur le transport et la manipulation d'information quantique en utilisant des canaux électroniques.
Il s'agit d'étudier comment les divers mécanismes dissipatifs présents dans les matériaux vont dégrager la propagation de cette information quantique lors de sa propagation et comment cela est observable dans les expériences qui seront conduites au sein de groupes à Paris et Grenoble. Mais aussi, sur un plan plus conceptuel, l'objectif de ces recherches est de développer une "optique quantique" électronique qui serait l'analogue de l'optique quantique développée depuis plus de 30 ans avec des photons.
Ces projets ont été développés dans le cadre du programme PNANO financé par l'Agence Nationale pour la Recherche (projet ANR Quspin) et dans le cadre du programme "Blanc" (projet ANR 1shot) par un consortium impliquant des équipes à Paris (ENS Paris & CEA/SPEC) et à Marseille (CPT).
1992 - 2006J'ai participé à la fondation d'un nouveau laboratoire de physique théorique à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon. L'activité de ce laboratoire était centrée sur le développement d'outils avancés en physique théorique. En 1998, il a fusionné avec un autre laboratoire de physique pour former le département de physique de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon. Ce laboratoire à large spectre scientifique comprend plus de 60 chercheurs impliqués dans l'enseignement de la physique à Lyon. J'occupe un poste de chercheur CNRS.
Au sein d'une équipe de quelques chercheurs, je développe une activité de recherche sur les systèmes quantiques nanométriques dans un domaine où s'observe la transition entre les lois de la physique classique valables à notre échelle et les lois de la physique quantique. L'objectif de ces travaux est de comprendre plus précisément comment s'effectue cette transition et comment contrôler les systèmes quantiques. La réalisation de dispositifs permettant l'implémentation d'algorithmes quantiques ou de protocoles de communication sécurisés quantiques est une des perspectives de ce domaine de recherche.
Je participent également aux activités de formation au sein de l'ENS de Lyon: formation par la recherche via la direction de doctorants ou de stages de master et de licence, mais aussi formation générale en physique au travers de plusieurs enseignements en physique fondamentale.
2006 - 2007Dans le cadre de mon activité de chercheur en physique, j'ai développé des contacts avec le département de physique de l'université de Boston. Afin de renforcer notre collaboration, j'ai décidé de passer une année au département de physique de cette université américaine.
Durant cete année, j'ai collaboré avec les chercheurs du groupe de physique de la matière condensée et d'autre part avec un groupe de nano physique. Avec ces derniers, j'ai travaillé sur la modélisation et l'interprétation des données issues d'une expérience faite sur une balance de torsion nanomécanique.
Les autres projets sur lesquels j'ai travaillé impliquent des collaborations avec des laboratoires en France: Institut Louis Neel à Grenoble ou encore le département de physique de l'Ecole Normale Supérieure à Paris. Ils visent à étudier la faisabilité d'une propagation d'information quantique le long de canaux électroniques réalisés grace à des nanostructures à base de AsGaAl.