Pascal Morel
Gérant, ARTS PLASTIQUES
Après un parcours professionnel diversifié, Pascal Morel, Aubois, s'intéresse depuis trois ans au marché de niche de la récupération d'eau de pluie. Nous ne pouvons pas, en France, rester insensibles au gaspillage de l'eau .
Pascal Morel n'est pas né de la dernière pluie. « Je ne suis pas l'inventeur du procédé, mais l'idée de fabriquer des cuves pour récupérer l'eau de pluie m'est venue, il y a une quinzaine d'années », se souvient-il.
En puisant dans son passé, on peut même penser que l'idée à germé dans son esprit dès qu'il s'est lancé dans le grand bain de la vie active. « Je voulais devenir dessinateur. Lorsque, mes deux CAP en poche - je suis métallier serrurier et dessinateur industriel en construction métallique de formation -, j'ai commencé à chercher du travail, je me suis retrouvé le bec dans l'eau ! Car, ayant appris à me servir d'une planche à dessin, et non de logiciels informatiques, je n'étais qualifié ni en CAO ni en DAO ( Conception et dessin assistés par ordinateur)», explique-t-il. S'il en sourit aujourd'hui, son parcours professionnel n'a pas toujours été un long fleuve tranquille...
Avant de s'installer à son compte, il y a trois ans, en créant la société Arts plastiques à Verrières, Pascal Morel s'est essayé à d'autres métiers : «J'ai travaillé dans la restauration pendant quatorze ans. D'abord comme maître d'hôtel, pendant trois ans, au Plazza Athénée à Paris, puis dans un palace en Angleterre, pendant un an. Avant de revenir à Paris. Et de partir à La Grande Motte, dans l'herault, pour faire les saisons, en tant que responsable d'un hôtel restaurant ». Il passera ensuite chez Euro Enseignes à Saint-Julien-les-Villas, près de Troyes, pour aider son frère, comme responsable de magasin. Avant de servir à nouveau dans la restauration dans un hôtel-restaurant de Pont-Sainte-Marie. Et de devenir responsable du Croco, la brasserie de la gare de Troyes. A la naissance de son fils, il décide de quitter les métiers de la restauration. La faute aux horaires, cela coule de source. « Avant d'entrer dans le secteur qui était le mien à la base, j'ai encore fait des petits boulots, dans le commercial. J'ai vendu des tas de choses, des stylos, du Tropico, du vin... Ce qui m'a mis le pied à l'étrier, pour démarrer dans le plastique, c'est un emploi à Bourguignons, dans une entreprise spécialisée dans la fabrication de cuves industrielles. J'y ai travaillé pendant six ans », explique Pascal.
