Sylvie Nicolet
Rédactrice en chef, LOVERY STUDIO MAGAZINE
J'ai choisi d'être journaliste pour satisfaire à la fois un goût pour l'écriture et une insatiable curiosité. Je ne l'ai jamais regretté.
J'ai vécu des aventures inoubliables, en presse écrite, en radio et en télévision, que ce soit sur les plus grands médias ou sur des supports plus fragiles. Je ne compte plus les naissances et les disparitions qui ont jalonné mon parcours. Qui se souvient de Paris-Hebdo, de Radio Capitale, de Radio Bleue, de Théâtre Magazine ou d'InfoMatin ? Et je n'égrènerai pas ici les noms de toutes les émissions qui m'ont occupée le temps d'une ou deux saisons.
Après plus de 25 ans d'expérience, je perçois mon métier comme un mouvement perpétuel. J'aurais pu l'exercer en restant à l'abri, dans l'une des nombreuses structures qui ont bien voulu m'accueillir. J'ai préféré, et je préfère encore, me mettre en danger, apprendre, rebondir, m'adapter, rester vivante et aux aguets.
A tous les moments, je me suis demandé : "Etre journaliste aujourd'hui, qu'est-ce-que c'est ?". Les réponses ont évolué, mais avec une constante : être journaliste, c'est avoir avant tout les neurones en action et les yeux grands ouverts.
Actuellement, j'emploie mes yeux à scruter le virtuel et mes neurones à l'inclure dans mes projets.
LOVERY STUDIO MAGAZINE est un site d'information entièrement consacré à la photographie. Il est couplé avec un site de ventes de produits photographiques, particulièrement dédiés à la photographie en studio.
Je collabore chaque mois à cette revue dédiée aux Ressources Humaines.
J'y aborde des thématiques très diversifiées : la religion ou l'alcool au travail, le stress, l'homophobie, la reconnaissance ...
1999 - 2005Image et Compagnie est une société de production télévisuelle fondée et dirigée par Serge Moati. J'y suis d'abord entrée comme journaliste responsable du cinéma et du théâtre pour un magazine culturel hebdomadaire, "Le Journal de la création", diffusé sur la Cinquième (aujourd'hui France 5).En 2001, je suis devenue rédactrice en chef de "Création(s)", une émission similaire diffusée sur Arte jusqu'en 2005. J'assurais les choix éditoriaux en accord avec la direction d'Arte et je supervisais le travail d'une équipe fixe d'une quinzaine de personnes, journalistes, réalisateurs et monteurs. J'étais également responsable d'un réseau de correspondants que j'avais moi-même recrutés pour réaliser des reportages dans tous les pays d'Europe.
La suppression de l'émission a été décidée à la faveur d'un changement de direction au sein d'Arte.
1980 - 2001Au sein de Radio France, société de service public, j'ai accompli un long parcours, très riche et très diversifié, parfois côté info, parfois côté programmes, tout en ayant d'autres activités en presse écrite et en télévision.
En 1980, j'ai eu la chance de faire partie de l'équipe pionnière de RADIO MAYENNE, la première radio départementale de Radio France. J'y étais à la fois journaliste (la semaine) et animatrice (le week-end), ce qui n'était pas prévu dans les statuts...
J'ai ensuite intégré la rédaction de Radio France à Paris. Je présentais les journaux et je réalisais des magazines de reportages sur RADIO BLEUE.
Après un détour par RFO (Radio Télévision Française d'Outre-mer), en 1989, je suis entrée à FRANCE INTER.
J'y ai d'abord assuré une chronique quotidienne sur les spectacles dans l'émission de Philippe Aubert et je remplaçais José Artur quand il était absent.
En 1990, Pierre Bouteiller m'a confié un magazine hebdomadaire sur le théâtre et, dans la foulée, Jérôme Garcin m'a proposé de participer au MASQUE ET LA PLUME. J'y ai eu ma place durant deux ans, jusqu'à ce que je quitte FRANCE INTER pour EUROPE 1 (une infidélité d'un an, pour couvrir l'actualité théâtrale, chaque soir, dans l'émission "Barbier de nuit").
J'ai réintégré la maison ronde en 1994 pour y produire "A mots découverts" une émission quotidienne que j'animais sur RADIO BLEUE. Il s'agissait d'un entretien d'une heure avec une personnalité (artistes, écrivains, scientifiques, politiques...). J'en ai réalisé environ un millier, puis, en 2001, RADIO BLEUE est morte.
